Sans douleur et sans inconfort : test Pap
De nombreuses femmes ont des idées reçues concernant le frottis (test Pap). Cet examen gynécologique, utilisé pour détecter les risques de cancer à un stade précoce et identifier les anomalies cellulaires, est souvent perçu comme douloureux en raison de fausses informations. En réalité, le test Pap est une procédure indolore qui dure environ 30 secondes et constitue une méthode de dépistage extrêmement efficace pour prévenir le cancer du col de l’utérus [1].
“ ”La majorité des cas de cancer du col de l’utérus surviennent chez des femmes qui ne réalisent pas de dépistage régulier. Le frottis permet de détecter le cancer avant son apparition, à un stade encore traitable.
Qu’est-ce que le frottis (test Pap) ?
Le test Pap est une méthode diagnostique utilisée pour détecter les anomalies cellulaires du col de l’utérus, identifier les lésions précancéreuses, diagnostiquer les infections et dépister le cancer du col de l’utérus. Il joue également un rôle important dans la détection précoce du cancer de l’endomètre. Grâce à ce test, de nombreuses pathologies peuvent être identifiées à un stade précoce avant qu’elles n’évoluent en cancer.
Ce test permet de détecter les lésions précancéreuses ou cancéreuses à un stade où elles sont encore traitables. Il est également utilisé pour diagnostiquer des infections bactériennes, protozoaires, fongiques et virales (HPV). Presque tous les cas de cancer du col de l’utérus sont associés à une infection par le HPV à haut risque ; les types 16 et 18 sont responsables d’environ 70 % des cas [2].
Quand le test Pap est-il effectué ?
Selon les recommandations actuelles de l’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG), le test Pap doit être réalisé comme suit [1] :
- Aucun dépistage n’est nécessaire avant l’âge de 21 ans.
- Les femmes âgées de 21 à 29 ans doivent effectuer un test Pap tous les 3 ans.
- Les femmes âgées de 30 à 65 ans doivent effectuer un test HPV associé à un test Pap tous les 5 ans, ou un test Pap seul tous les 3 ans.
- Après 65 ans, le dépistage peut être arrêté en cas de résultats négatifs répétés.
Le test HPV primaire, lorsqu’il est réalisé seul, est considéré comme plus sensible que le test Pap pour détecter les lésions de haut grade [2].
Pour plus d’informations sur l’infection par le HPV et son traitement, vous pouvez consulter notre page traitement du HPV.
Comment se déroule le test Pap ?
Contrairement aux idées reçues, le test Pap est une procédure simple et indolore. Après que la patiente se soit installée sur la table d’examen, le canal vaginal est ouvert à l’aide d’un instrument appelé spéculum. Un échantillon est ensuite prélevé à l’aide d’une petite brosse au niveau de la zone de transformation du col de l’utérus.
Le prélèvement dure environ 5 à 10 secondes. Les cellules recueillies sont ensuite examinées au microscope par un pathologiste afin de détecter d’éventuelles anomalies précancéreuses ou cancéreuses. L’ensemble de la procédure dure environ 30 secondes.
Que faut-il prendre en compte avant le test ?
Il est recommandé d’effectuer le test après la fin des règles. Il est conseillé d’éviter les rapports sexuels pendant environ 48 heures avant l’examen. Afin d’obtenir un échantillon précis, il ne faut pas effectuer de douche vaginale ni utiliser de crèmes ou de médicaments vaginaux avant le test [1]. De plus, en cas d’infection vaginale (comme une mycose) ou de lésions, celles-ci doivent être traitées avant de réaliser le test.
Comment interpréter les résultats du test Pap ?
Un résultat négatif signifie qu’aucune cellule anormale, précancéreuse ou cancéreuse n’a été détectée. Un résultat positif indique la présence de modifications cellulaires au niveau du col de l’utérus. Dans ce cas, des examens complémentaires peuvent être nécessaires, tels que le traitement d’une infection, un suivi rapproché, une colposcopie ou une biopsie [1].
Un résultat positif signifie-t-il un cancer ?
Un résultat positif ne signifie pas que la patiente est atteinte d’un cancer. Il indique uniquement la présence d’anomalies cellulaires nécessitant des examens complémentaires. Une colposcopie peut être réalisée pour examiner le col de l’utérus plus en détail. Un typage HPV peut également être effectué, car certains types – notamment les types 16 et 18 – présentent un risque plus élevé de cancer [2].
Si vous remplissez les critères mentionnés ci-dessus, il est important de réaliser régulièrement un test Pap et de consulter un spécialiste.
Pour plus d’informations sur le cancer du col de l’utérus, vous pouvez consulter notre page cancer du col de l’utérus.
Questions Fréquemment Posées (FAQ)
- ❓
Le test Pap est-il douloureux ?
Non. Le test dure environ 30 secondes et est indolore. Une légère pression peut être ressentie, mais elle disparaît rapidement.
- ❓
À quel âge faut-il commencer le test Pap ?
Selon les recommandations, il est conseillé de commencer à partir de 21 ans.
- ❓
Le test est-il nécessaire après la vaccination contre le HPV ?
Oui. Le vaccin ne couvre pas tous les types de HPV, donc le dépistage reste nécessaire.
- ❓
Que faire en cas de résultat positif ?
Cela ne signifie pas un cancer. Des examens complémentaires sont nécessaires.
- ❓
Peut-on faire le test pendant les règles ?
Non. Les règles peuvent affecter la précision des résultats.
Références
- American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG).
- Hall, M. T., et al.