Test de frottis
Le frottis (test Pap) est un examen de dépistage de routine que chaque femme devrait effectuer régulièrement. Il permet d’analyser le col de l’utérus et offre la possibilité d’un diagnostic précoce. Grâce à ce test, il est possible de détecter des cellules cancéreuses ou des cellules susceptibles d’évoluer en cancer. Il est bien connu que la majorité des cas de cancer du col de l’utérus surviennent chez des femmes qui ne se soumettent pas à des contrôles réguliers ; c’est pourquoi le frottis périodique est considéré comme une mesure préventive qui peut sauver des vies [1].
“ ”Le frottis est un outil de prévention du cancer, rapide, indolore et efficace. Un dépistage régulier permet de détecter le cancer du col de l’utérus avant son apparition.
Comment se déroule le frottis ?
Le frottis est une procédure indolore qui se termine en quelques minutes. La patiente est placée en position d’examen gynécologique. Ensuite, le col de l’utérus est examiné à l’aide d’un instrument appelé spéculum. Un échantillon de cellules est prélevé à l’aide d’une brosse spéciale. Cet échantillon est ensuite analysé sur une lame.
Le point le plus important du frottis est de prélever des échantillons à la fois du canal cervical et du vagin. Le frottis est une méthode très efficace, simple et fiable pour le diagnostic précoce [2].
Pour plus d’informations sur le cancer du col de l’utérus, vous pouvez consulter notre page cancer du col de l’utérus.
Qui doit faire un frottis ?
Selon les recommandations de l’ACOG, il est conseillé de commencer le frottis à partir de 21 ans. Toutes les femmes sexuellement actives devraient effectuer ce test régulièrement. Il est également important de poursuivre les contrôles après la ménopause. Après 65 ans, le dépistage peut être arrêté sur avis médical si les résultats sont négatifs de manière répétée [1].
Le frottis est-il réalisé chez les femmes vierges ?
Chez les femmes n’ayant jamais eu de rapports sexuels, le frottis n’est réalisé que si le médecin le juge nécessaire. En général, il n’est pas requis dans ce groupe.
Quand faut-il faire le frottis ?
Le frottis doit être réalisé 3 à 10 jours après la fin des règles. Il est recommandé d’éviter les rapports sexuels pendant 48 heures avant le test [1]. Il est également important de ne pas utiliser de médicaments vaginaux ou de suppositoires avant l’examen. Il est déconseillé de réaliser le test en cas de pertes abondantes ou de saignements.
Le frottis peut-il être effectué pendant la grossesse ?
Il n’y a aucun risque à effectuer un frottis pendant la grossesse. Si le test n’a pas été réalisé depuis longtemps, il peut être effectué au cours du premier trimestre sous surveillance médicale.
À quelle fréquence faut-il faire un frottis ?
Selon les recommandations actuelles de l’ACOG, les intervalles de dépistage sont les suivants [1] :
- 21–29 ans : test Pap tous les 3 ans
- 30–65 ans : test HPV + Pap tous les 5 ans ou test Pap seul tous les 3 ans
- 65 ans et plus : arrêt du dépistage possible en cas de résultats négatifs répétés
Chez les femmes ayant plusieurs partenaires sexuels ou des antécédents de résultats anormaux, la fréquence des tests peut être augmentée sous contrôle médical.
Pour plus d’informations sur l’infection HPV et son traitement, vous pouvez consulter notre page traitement HPV.
Questions Fréquemment Posées (FAQ)
- ❓
Combien de temps dure le frottis ?
Le prélèvement dure environ 5 à 10 secondes, et l’examen complet ne prend que quelques minutes. Il est indolore et n’affecte pas la vie quotidienne.
- ❓
Peut-on faire le test pendant les règles ?
Non. Le sang menstruel peut affecter la qualité de l’échantillon et réduire la précision des résultats.
- ❓
Le test est-il sûr pendant la grossesse ?
Oui. Il peut être réalisé en toute sécurité, notamment au premier trimestre sous supervision médicale.
- ❓
Le frottis est-il nécessaire après le vaccin HPV ?
Oui. Le vaccin ne protège pas contre tous les types de HPV, le dépistage doit donc continuer.
- ❓
Que faut-il éviter avant le test ?
Éviter les rapports sexuels pendant 48 heures, ainsi que l’utilisation de médicaments vaginaux et les douches vaginales.
Références
- ACOG (2021)
- Hall, M. T. et al. (2023)