L’incontinence urinaire, un problème pouvant toucher toutes les femmes, peut avoir un impact négatif sur la vie quotidienne lorsqu’elle devient chronique. En particulier dans la vie sociale, cette situation peut entraîner une perte de confiance en soi et devenir très gênante avec le temps. Les études montrent que plus de 60 % des femmes souffrent d’incontinence urinaire au cours de leur vie, mais que la majorité ne consulte pas un médecin en raison de la gêne ou d’autres obstacles [1].
Pour prévenir cette situation et permettre aux muscles responsables du contrôle urinaire de retrouver leur fonctionnement normal, un traitement est nécessaire.
“ ”L’incontinence urinaire n’est pas une fatalité. Avec un diagnostic précis et un traitement personnalisé, la majorité des cas aboutissent à une guérison complète ou à une amélioration significative.
Qu’est-ce que la perte urinaire involontaire ?
La perte urinaire involontaire, appelée incontinence urinaire, est une situation indésirable que de nombreuses femmes vivent au moins une fois dans leur vie. Les femmes qui en souffrent peuvent même éviter de sortir à cause de l’anxiété que cela engendre.
Cette condition est causée par des problèmes de la vessie ou des muscles du plancher pelvien situés dans la partie inférieure de l’abdomen. Bien que beaucoup de femmes la considèrent comme inévitable, elle est traitable et peut être résolue avec des méthodes appropriées [1].
Quelles sont les causes de l’incontinence urinaire ?
Les principaux facteurs de risque sont [1] :
- Âge avancé
- Ménopause liée à une carence en œstrogènes
- Accouchement à un jeune âge
- Grossesses multiples
- Accouchements difficiles ou assistés
- Maladies affaiblissant les muscles du plancher pelvien
- Obésité
- Tabagisme et consommation d’alcool
- Facteurs génétiques
- Antécédents de chirurgie utérine
- Maladies neurologiques
- Diabète
- Infections urinaires
Qui est le plus touché ?
Bien que plus fréquente avec l’âge, cette condition ne concerne pas uniquement les femmes âgées. Elle peut affecter toute personne ayant des muscles du plancher pelvien affaiblis et peut entraîner un retrait social et des difficultés dans la vie sexuelle. Elle peut également apparaître après un accouchement difficile ou une césarienne [1].
Pour plus d’informations sur le cystocèle (descente de la vessie), vous pouvez consulter notre page cystocèle (descente de la vessie).
Comment diagnostiquer l’incontinence urinaire ?
Le processus de diagnostic commence par une anamnèse détaillée. Les éléments suivants sont évalués :
- Consommation de tabac et d’alcool
- Apport quotidien en liquides
- Médicaments utilisés
- Antécédents chirurgicaux et obstétricaux
- Statut ménopausique
- Fuites urinaires lors de la toux, des éternuements ou du rire
- Impossibilité d’atteindre les toilettes à temps
Ensuite, un examen physique est réalisé. Une échographie permet d’évaluer la région pelvienne. Un calendrier mictionnel peut être demandé. Une analyse d’urine et une culture urinaire sont effectuées. Des tests urodynamiques peuvent être réalisés et, en cas de résidu post-mictionnel, celui-ci est mesuré par cathéter [1].
Types d’incontinence urinaire
Les types varient selon les circonstances et les causes [1] :
- Incontinence d’effort : survient lors d’une augmentation de la pression abdominale (toux, éternuement, rire).
- Incontinence par regorgement : due à une vidange incomplète de la vessie.
- Incontinence par impériosité : caractérisée par un besoin urgent et soudain d’uriner.
Traitement chirurgical de l’incontinence urinaire
En plus des traitements médicamenteux, des exercices de Kegel et des injections de Botox, les interventions chirurgicales font partie des méthodes les plus efficaces. Parmi celles-ci figurent la colposuspension (Burch), le sling pubovaginal, les techniques de sling mini-invasives (TOT, TVT), ainsi que les injections périurétrales et les sphincters artificiels.
Les procédures les plus courantes sont TOT et TVT. Ces techniques soutiennent la vessie à l’aide d’une bande et sont réalisées par de petites incisions. Des études à long terme montrent un taux de réussite supérieur à 80 % dans l’incontinence d’effort [2]. Elles permettent de renforcer les ligaments affaiblis et de repositionner les tissus affaissés.